• 2 juin 2018

    En 1923, Mariko avait 12 ans. Elle s'appelait alors Yonhi Kim et vivait avec sa mère, une activiste coréenne réfugiée dans le Kanto. Son monde s'écroule le 1er septembre lorsqu'un terrible séisme secoue la région. La panique et le chaos qui s'ensuivent donnent naissance à des rumeurs accusant les coréens d'incendier les maisons et d'empoisonner les puits. Craignant pour la sécurité de Yonhi, sa mère la confie à un prêtre catholique étranger, contre la promesse de revenir la chercher le lendemain. Mais elle ne reviendra jamais, tuée sans doute, comme un nombre incertain mais conséquent de coréens, victimes des rumeurs, du racisme et de la haine.
    Grâce au prêtre, Yonhi est devenue Mariko Kanazawa, une vraie japonaise qui a caché à tout le monde, même aux siens, ses origines coréennes. Désormais veuve, mère et grand-mère, Mariko ignore toujours qui est son père et le moment est peut-être venu pour elle de ressusciter un passé trop longtemps enfoui au fond de son cœur.

    Nous continuons à explorer les grands évènements qui ont secoué le Japon au XXè siècle en compagnie d'une famille qui a subi plus que son lot d'épreuves. Dans ce troisième tome, c'est Mariko, la mère de Yukio, qui est au centre du récit et qui remonte le fil de ses souvenirs jusqu'en 1923 et le Kantô daishinsai qui secoue le Honshu le 1er septembre. C'est l'occasion pour Aki Shimazaki d'ouvrir une nouvelle page noire de l'Histoire du Japon avec l'extermination des coréens qui a suivi le tremblement de terre.
    Principaux immigrés dans l'archipel, les coréens sont toujours victimes du racisme ordinaire et de l'ostracisme liés à leurs origines. C'est d'ailleurs pour cela que Mariko a toujours gardé le secret, afin de ne pas gâcher l'avenir de son fils et de ses petits-enfants.
    Si l'on est touché par l'histoire de cette femme privée des ses racines et par le sort des coréens au Japon, la brièveté du récit empêche de véritablement s'attacher aux personnages. De plus, certains dialogues entre Mariko, son fils et ses petits-enfants semblent trop didactiques et artificiels.
    Un peu moins réussi que les deux tomes précédents, Tsubame reste une belle lecture, dans le style de l'auteure, simple et pudique.


  • 24 mai 2010

    Avertissement : ne lisez pas la suite de ce billet ni la quatrième de couverture avant de vous plonger dans la lecture de ce tome 3.

    Fidèle à mes habitudes, j'ai entamé cette lecture sans avoir lu la quatrième de couverture. Et quelle surprise (comme quoi les habitudes ont du bon) ! Au début, je me suis posée la question de savoir qui était Yonhi, cette enfant d'origine Coréenne qui vit au Japon avec sa mère et son oncle. Rapidement, Aki Shimazaki nous fait entrer dans l'histoire.

    Un tremblement de terre, le Japon qui accuse la Corée de tous ses maux... Yohni devient la Japonaise Mariko Kanazawa. Alors que dans les tomes 1 et 2, Yukiko puis Yukio étaient respectivement les narrateurs. Dans Tsubame qui signifie hirondelle, Mariko la mère de Yukio revient sur sa famille, la construction de son identité japonaise et le retour à ses origines.

    Un tremblement de terre, le Japon qui accuse la Corée de tous ses maux... Yohni devient la Japonaise Mariko Kanazawa. Alors que dans les tomes 1 et 2, Yukiko puis Yukio étaient respectivement les narrateurs. Dans Tsubame qui signifie hirondelle, Mariko la mère de Yukio revient sur sa famille, la construction de son identité japonaise et le retour à ses origines.

    L'écriture de ce tome 3 est toujours aussi pure, délicate. Par contre, je l'ai trouvé plus poignant que les deux tomes précédents.
    On assiste à un crescendo dans la teneur de ces livres. Que réserve le tome 4? La réponse bientôt.

    Un sans faute, une histoire très touchante pour ce troisième tome ... c'est toujours aussi beau, j'en redemande !