Comment élever votre Volkswagen

Théophile Sersiron

Le nouvel Attila

  • par
    1 septembre 2014

    Je cale... mais normal, je ne roule pas en Volkswagen

    Christopher Boucher s'amuse, nul ne peut le contester, mais pas moi. Il en est de l'humour qu'il peut se partager ou ne pas faire mouche, ce qui est le cas avec moi ici. Je reste totalement imperméable, imperturbable, enfin à peine, parce qu'un poil énervé lorsque je ne comprends rien à ce que je lis. Ce qui est le cas. Je n'entrave que dalle et ça m'agace.
    Néanmoins, je comprends aisément (comme quoi, je peux comprendre des trucs) que l'on puisse adhérer au style et à l'humour de l'auteur. Bon, pas pour moi, tant pis...


  • par (Libraire)
    29 mai 2014

    Par Alexeï

    Comment utiliser ce livre? Christopher Boucher s'amuse et se moque et chaque mot trébuche et tombe à côté. Car il voudrait bien nous dire: "comment lire ce livre?", mais, soit par lapsus, soit par pudeur, il nous demande comment l'utiliser. Ce roman (si! C'est bien un roman), Boucher l'a monté d'après un vrai manuel d'utilisation de Volkswagen. Oh, il nous parle de l'existence et d'un enfant. Toutefois, si vous me demandez: "mais enfin, ce monsieur, nous parle-t-il d'une machine ou d'un enfant?" Je ne saurais pas vous répondre. Car, il faut se l'avouer, il y a une petite folie dans ce manuel; nulle allégorie en vue.
    Composer un roman comme un manuel est une belle chose en vérité; c'est un traité humoristique (et l'humour est une belle chose, en vérité) de l'existence, qui joue avec les respirations de l'âme: faut-il ramener les vivants à des machines? Faut-il élever les machines à du vivant? C'est un traité littéraire et linguistique qui travestit les mots et oscille entre la métaphore et la métonymie, ou bien invente de fort jolis mots très simples: "coeurmoteur". Après tout, ici, on a bien inventé les "machines à thérapies". Boucher use abondamment de l'italique: "Ca me fendit le cœur": et si l'on se demande: "pourquoi?", il vous répond, sérieusement, mécontent: "c'est un mot, OK?"