Pierre C.

Conseillé par (Libraire)
22 mai 2024

Recommandé par Pierre

L’auteur nous mène sur les hauts plateaux autrichiens au cœur de la condition agricole contemporaine. Nouant Jacob et Katja l'un à l'autre, deux personnalités a priori inconciliables, il fissure un peu le déterminisme qu'il voit peser comme une chape sur les êtres auxquels il prête vie. Et pourtant... C'est triste et c'est beau. Encore un magnifique roman d'un auteur décidément plein de promesses.

8,80
Conseillé par (Libraire)
26 avril 2024

Recommandé par Pierre

Une geste chevaleresque au féminin, épique, surprenante, loufoque ! Une langue géniale d'inventivité, un roman d'aventure moderne et iconoclaste pétri d'histoire et de pop culture !

Conseillé par (Libraire)
26 avril 2024

Recommandé par Pierre

Les marins ne savent pas nager, mais Danaë, elle, sait. Et ce détail, qui n’en ai pas un pour l’histoire qui va nous être contée, justifiait à lui seul de rapporter la geste de cette sans-grade, de ce rebut de bernique à l’existence trop pleine, trop épatante pour sa condition de recluse. Une vie qui s’écrira du début à la fin, mais par touche éparses, par détours, en tirant de grands bords, en zigzaguant dans le gros temps. Dans son désir impérieux de gagner la grande ville, seule condition de la vie digne sur cette île immense toute entière enserrée par une muraille énorme, Danaé Berrubé-Portanguen dite Poussin fera de nombreuses rencontres et jouera de nombreuses vies. Et nous autres lecteurs ne nous verrons pas toujours attachés à ses basques mais plutôt bringuebalés, pris dans sa ligne de traîne, à distance raisonnable, par l’écheveau des êtres composants sa saga, de bout en bout absorbés, déplacés, fragiles esquifs cahotées dans une aventure trop grande pour nous et qui nous aurait avalée tout entière. Et quelle langue ! Quelle ingéniosité saturée d'argots maritimes et d'embruns ! Formidable coup au cœur !

Conseillé par (Libraire)
26 avril 2024

Recommandé par Pierre

[...] Il n'y a presque rien dans ce livre [...] une histoire très simple de jardins qu'on soigne et qu'on arrose [...] de gens quelques fois malheureux mais en paix relative avec leurs regrets, sans peur exagérée de l'avenir et qui s'étonnent ensemble de la brièveté de la vie. Et puis, entremêlé à celle de ces gens ordinaires, l'histoire aussi d'un homme à la tête pleine d'ombres et de secrets, mais au sommet de laquelle filtre un mince rai de lumière, un roitelet, qui plus douloureusement que les autres se trouble des transformations qui s'opèrent en lui".

Un petit livre empli de grâce, de sincérité de douceur, de ressassements , de lenteur féconde, d'épiphanies.

Conseillé par (Libraire)
26 avril 2024

Recommandé par Pierre

"Il ne se passe rien et pourtant, il y a tout"

Dans cette vallée on trouve, un rail, une voie ferrée, posée jour après jour pour aller on ne sait où, pour occuper sans doute les cohortes humaines et entraver leurs âmes malades de la guerre. On y trouve Iochka, une vieille âme échouée en ces lieux depuis des décennies, après la guerre, après les camps. Ici résident le pope, menant ses ouailles et imposant sa pensée dogmatique sur ce petit monde – et pourtant, il change – , le contremaître sans l'accord duquel personne n'oserait remuer une oreille, sauf le pope, sauf Iochka, sauf le médecin des fous, homme de science et contradicteur assidu du premier. On y trouve Ilona, la femme de Iochka, celle par qui l’amour arrive et qui déploie d’un coup des perspectives de jouissances infinies. Ici des silences immenses, de profondeurs insanes font offices de sagesses ineffables. On boit sec pour trouver une idée, pour la mûrir ou l’avorter. On boit pour rire et oublier. Tandis que le monde s'agite à la lisière, derrière la barrière, au bout de la vallée. Ici. "Il ne se passe rien et pourtant, il y a tout". Toute la vie au creux d'une vallée isolée des Carpates. Une langue simple et superbe qui s'écoule en un flux continu, repousse le monde et recueille tout l'Humain.